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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 07:00

Mon Dieu, nous sommes entourés de goujats ! Je veux bien croire qu’au premier trimestre, voire jusqu’au 5ème mois, notre ventre ne soit pas trop visible. Mais après, plus aucune excuse ne tient : on est enceinte et vous le savez ! Aujourd’hui, je dénonce les goujats ! J’ai eu quelques expériences assez magiques dans les transports en commun parisiens, je vous livre mes deux préférées !

 

La première fois, j’étais enceinte de quelques mois, petit ventre peu visible ; dans le bus bondé, le malaise est proche, j’ai du mal à tenir sur mes jambes, je sens la catastrophe arriver… Normal, je demande à la femme devant moi si elle peut avancer jusqu’au chauffeur et lui demander de s’arrêter, pour cause de malaise et vomi imminents. La garce me regarde et répond nonchalamment : « Oui, bon bah ça va, on est presque à l’arrêt, vous pouvez attendre quand même, et puis allez-y vous-même le dire au chauffeur… » Heureusement une femme normale m’a fait asseoir et m’a aidée à descendre du bus à l’arrêt suivant. J’avoue je n’ai qu’un regret : avoir effectivement réussi à ne pas tomber dans les pommes et ne pas avoir réussi à vomir directement sur cette sale garce ! Je vous l’accorde, la même situation se serait certainement produite si je n’avais pas été enceinte… mais là c’est une circonstance aggravante !

 

Il y a quelques jours, toujours dans le bus, j’étais debout en attendant désespérément qu’une place se libère. Miracle, au bout de 4 minutes la personne assise à côté de moi descend. Ravie, je m’apprête à faire grimper mes 10kg de ventre sur le siège quand une femme très BCBG, la petite quarantaine, me barre le passage avec son bras et me fait comprendre d’un regard hautain et méprisant que ce siège est LE SIEN et que j’ai intérêt à décarrer vite fait, sale petite voleuse que je suis... Très gênée, je suis bien obligée de lui laisser la place (ou alors je dois d’abord lui arracher le bras, trop violent tout ça…) et je remballe donc mon gros ventre. Et là, elle s’affale dans son siège et lâche un grand soupir suivi d’un : « Oh je n’en peux plus, je suis épuisée moi… » Et moi grognasse, tu crois peut-être que je ne suis pas épuisée après une journée de travail avec un Haricot de 10kg sur l’estomac, un ventre qui me tire et le dos qui me brûle ?? Je dois l’avouer, j’ai envisagé un instant de la massacrer à la petite cuillère (c’est plus long, ça fait plus mal) mais n’en ayant pas sur moi j’ai vite renoncé et encore une fois je me suis contentée d’attendre la place suivante…

 

 En fait, c’est toujours très gênant de demander une place assise. Evidemment que l’on a envie de s’asseoir, mais on n’est pas malades ni mourantes, on est juste enceintes et on a notre fierté. Il y a quelques techniques de fourbe qui marchent pas mal. Par exemple, déjà il faut toujours se mettre face aux gens assis sur les places prioritaires (bah oui, c’est eux qui sont censés vous abandonner leur place) et puis frotter délicatement son ventre l’air de rien… Assez rapidement, l’un deux est bien obligé d’avouer qu’il vous a vue et de vous donner sa place, bingo ! Vous noterez que les hommes sont d’ailleurs souvent plus compatissants que nos consoeurs, phénomène étrange et d’ailleurs totalement injuste…

 

 N’exagérons rien, il y a aussi des gens très sympathiques, serviables et cordiaux, qui vous laissent leur place tout bêtement parce qu’ils trouvent cela normal, sans que vous ne deviez ni les implorer du regard ni vous mettre à genoux pour les remercier (de toute façon physiquement ce n’est plus possible, votre bedaine vous en empêche). 

 

Et puis les transports en commun, ça nous donne aussi une bonne idée de la taille de notre ventre. Le jour où les gens se lèvent d’emblée pour vous laisser la place (sans que vous n’ayez même eu besoin de faire votre regard de cocker battu) ou vous poussent presque dans un siège vide, il n’y a plus aucun doute : vous avez franchi un cap en termes de grosseur et de tour de ventre !

 

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 07:00

Vous l’avez peut-être déjà remarqué, je suis passablement agacée par la pression sociale que les femmes enceintes doivent subir. Qu’est-ce que ça va être quand j’aurai accouché, mon Dieu… Oui, je ne me fais aucune illusion à ce sujet, une fois le Haricot sorti de sa tanière, on devrait avoir droit à encore plus de « conseils avisés » de la part de la terre entière, de la boulangère au vendeur de journaux en passant par les collègues et les amis et j’allais oublier la vieille-dame-bienveillante-du-coin-de-la-rue qui a toujours son mot à dire sur tout.

 

Non, je ne serai pas une mère parfaite, c’est un fait, je ne cherche nullement à le nier. Non pas que je sois totalement contre les mères parfaites (d’ailleurs, existent-elles ailleurs que dans les contes ?) mais je ne suis déjà pas une femme parfaite, loin de là, alors une mère parfaite selon les critères de la société actuelle, certainement pas !

 

Pourquoi une femme devrait-elle s’excuser publiquement de ne pas être uniquement une mère ? C’est formidable d’être enceinte, c’est vrai, l’attente du Haricot, ses premiers mouvements, la première fois qu’on voit sa tête (ha pardon, c’est sa rate en fait, mais j’ai encore du mal à lire les échographies…), ses petits pieds, ses petits vêtements… Tout cela est extrêmement touchant et attendrissant et bien évidemment ça nous fait fondre, on a hâte de voir sa tête d’ange. Mais on a aussi le droit de faire du mauvais esprit, ou d’être réaliste au choix, et de dire haut et fort que non, on sait bien qu’en vrai il n’aura pas une tête d’ange à la naissance mais plutôt de petit crapaud visqueux, mais cela n’a aucune importance parce que nous, parents, on trouvera que c’est le plus beau des bébés et c’est ça le principal, non ?

 

Et bien non Mesdames Messieurs, apparemment ce n’est pas cela le principal. Le principal c’est de la boucler, de dire à tout le monde avec un grand sourire : « Oh oui, j’ai tellement hâte de changer ses couches et de nettoyer son vomi, c’est un peu l’accomplissement de toute une vie pour moi », ou encore : « Merci pour l’invitation, j’aurais adoré venir mais tu sais je me consacre entièrement à mon fœtus de Haricot donc je ne sors plus, je ne bois plus, je ne fume plus, c’est à peine si je parle encore (bref, t'es chiante quoi!) ». Et quand vous vous y refusez, on vous balance un cinglant : « Tu me déçois Primipare… » : Primipare/Connard 0-1, Primipare déclare forfait!

 

Rebellez-vous, primipares et multipares ! Dites non à la dictature de la mère parfaite et oui à la mère indigne, puisqu'il n'y a apparemment pas d'alternative ! Une mère a le droit d’être une femme, de s’occuper d’elle, de préserver son couple, de s’impliquer dans son travail, de faire la fête jusqu’à point d’heure et de picoler jusqu’à plus soif (heu sauf si elle est enceinte ou si elle allaite, tout de même n’exagérons rien, j'ai des principes aussi !). Et vous, nullipares compatissantes, défendez-nous, la mère-indigne-mais-cool est une espèce en voie de disparition, il faut la protéger !

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 11:01

Comme vous avez déjà pu le comprendre, une des premières choses que l’on doit apprendre lorsqu’on est enceinte, c’est le langage codé de la maternité. Aujourd’hui, nous allons travailler sur les habits de Haricot. Lectrice nullipare, ne fuis pas ! Certes tu n’es pas concernée directement mais dis-toi bien qu’apprendre ce langage étrange te permettra aussi de communiquer avec tes amies à marmots.

 

Vous vous demandez pourquoi dans mon glossaire j’ai mis des photos de vêtements de bébé (hormis pour faire joli), vous trouvez cela un peu niais et inutile ? Rigolez, rigolez… Avant que vous ne passiez à la lecture d’un autre article, chères primipares et nullipares (oui c’est trop facile pour les multipares), faites ce petit test sans tricher et sans lire le glossaire. Vous avez exactement 1 minute pour me donner la définition de gigoteuse, barboteuse, combinaison pilote, chancelière, nid d’ange, dors-bien. Top chrono, c’est parti, tic tac tic tac… Alors, on fait moins la maligne, pas si simple finalement !

 

Un multipare (ça doit se mettre au masculin, non ?) nous avait prodigué ses précieux conseils cet été pour démarrer le trousseau idéal du Haricot, et je vous retranscris ici quelques conseils importants : des matières douces (on oublie le pull rayé, joli mais rêche), une encolure large sur laquelle on peut bien tirer pour passer sa petite tête (non, repose ce body à micro-encolure ou alors tu devras utiliser des forceps pour faire rentrer son crâne d’œuf), ou encore des pressions partout, devant, derrière, sur les fesses pour le changer facilement. Nous avons donc acheté (mais en petite quantité, je ne suis pas une musaraigne non plus !) ce qu’il nous a conseillé et nous étions très fiers de nos premières emplettes de futurs parents !

 

La semaine dernière, on décide de faire le point sur nos achats parce qu’à force d’acheter un haut par-ci, des chaussettes par-là, l’armoire du Haricot se remplit mais on ne sait plus ce qu’il y a dedans. Nous voilà donc à trier tous ces petits bouts de tissu par taille et utilité. Et là, c’est le drame ! « Dis-moi chéri, pourquoi on a pris ce truc sans manche et sans pied, ça sert à quoi en fait ? C’est un body tu crois ? », « Non, ça m’a l’air trop large… Je ne sais absolument pas ce que c’est mais je me souviens que c’est Machin Multipare qui nous a conseillé de l’acheter donc ça doit être bien ! »

barboteuse

 

Moyennement convaincue, je décide de creuser l’affaire. Après 1h de googlisation intense, je découvre que ce drôle de bout de tissu est en fait une barboteuse, son utilité est bien confirmée (ouf, me voilà rassurée !) mais je ne sais toujours pas à quoi elle sert. 1h de googlisation plus tard, j’ai trouvé dix explications différentes sur 30 forums. Au secours ! Non mais dites-moi que je rêve, 2h de recherches infructueuses pour 40 cm² de tissu ! Petite poussée hormonale, je suis au bord de la crise de nerfs, je ne lâcherai pas l’affaire ! Et toi, Mari, évidemment tu t’en fous ? « Non pas du tout, mais c’est pas grave, on n’a qu’à dire que c’est un body, de toute façon ils sont mignons ces habits et puis je suis une émission là… » Aaargh je suis énervée, tu m’énerves, Machin m’énerve, tout le monde m’énerve ! 40 secondes plus tard, enfin calmée (vous verrez, les crises hormonales ne durent pas longtemps…), j’ai trouvé l’arme secrète : j’appelle mes consœurs multipares avisées. Et là, j’ai droit à un cours magistral sur les différences entre le pyjama, le dors-bien, la barboteuse, le body, la totale ! Je suis comblée, rassérénée, enfin détendue!

 

Mesdames, merci encore à vous, et les lectrices vous remercient aussi car grâce à vous elles ont un beau glossaire illustré où on comprend enfin à quoi servent ces petits bouts de tissu !

 

 

 

 

 

 

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 20:46

Je dis bravo à nos mères et je les applaudis ! Mais comment avez-vous fait quand vous étiez enceinte de nous, vous avez pris une mère porteuse ou quoi ? Avouez !

 

Parce que nous, primipares et nullipares modernes, on est totalement larguées dans « l’univers magique de la maternité », on ne comprend rien de ce qui se passe, surtout en début de grossesse. On nous parle un langage inconnu avec des mots abscons (et aussi cons), on voudrait que l’on ait un avis sur tout alors que l’on ne sait rien (« Mais comment tu veux que je te dise si je suis pour la barboteuse, je ne sais même pas faire la différence avec une gigoteuse ! »), on passe notre vie chez le médecin, on surfe sur internet pour voir si l’on est la seule bécasse à être perdue (rassurez-vous, vous n’êtes pas seule, il y a moi aussi !), on se regarde le nombril, on s’épie parce que le médecin a dit de faire attention à tout (« Chéri, j’ai mal à l’orteil droit et il est un peu blanc, c’est grave tu crois, tu penses que le petit souffre ? – Non, c’est normal, ça fait 10 minutes que t’as le pied dans la neige mais lui a priori il est au chaud dans ton ventre… »), on se surveille en public parce qu’il faut rentrer dans le moule de la femme-enceinte-parfaite… Alors on parle avec vous, entre copines, sur internet, on échange notre vision des choses, on se raconte tous les petits détails dégoûtants et ça nous rassure un peu car on voit qu’on n’est finalement pas toute seule.

 

Et vous, comment avez-vous géré tout cela ? C’était différent à votre époque ?

 

On a mille fois plus d’informations que vous (prévention, contraception, conception, cycles, tout ça on l’apprend très jeune, les enfants dans les choux c’est votre génération !), on a des dizaines de supports médias différents (la TSF, la télé en noir et blanc et la chaîne unique, on ne sait même pas que ça a existé), des centaines de programmes dédiés à la femme enceinte et aux petits marmots… Alors pourquoi on est perdues alors que vous vous en êtes très bien sorties ?

 

On a en tout cas un point commun : on a beau avoir des milliards de sources d’informations, notre bible à toutes c’est Laurence Pernoud, c’est elle la meilleure ! Et nous aussi on connaît ses livres par cœur, vous n’avez pas le monopole de la Pernoud, Mesdames ! Pour les ignares, vous commencez par « J’attends un enfant » pendant la grossesse et après vous enchainez sur « J’élève mon enfant », et vous verrez on se sent mieux en le lisant (je certifie que le volume 1 en tout cas est efficace, j’entamerai le volume 2 en février).

 

Enfin bref, re-bravo à vous, vous avez été exemplaires, nous on n’aurait jamais réussi !

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 21:21

Petite primipare, tu pénètres dans l’univers fabuleux de la grossesse et par la même occasion dans celui des médecins, ces drôles d’hommes et de femmes en blanc qui veulent ton corps (oui, enfin, pour les besoins de la science j’entends).

 

Tu vas voir défiler plein de spécialistes : gynéco, sage-femme (attention piège, ça peut être un homme !), infirmier, laborantin, biologiste, échographiste, anesthésiste et j’en passe ! Tu hais les aiguilles, la scène d’overdose de Pulp Fiction t’a traumatisée ? C’est moche ce qu’il t’arrive, parce qu’à partir de maintenant on va te prélever ton sang à intervalles très très réguliers…

 

Dès le début de la grossesse, les examens se suivent et se ressemblent (non, parfois il y a des infirmiers qui ne savent pas piquer et s’y reprennent à plusieurs fois et vous charcutent le bras et… pardon, je vous ai fait peur peut-être ?). HIV, rubéole, CMV, toxoplasmose, hépatite B/C, NFS-chimie- iono (oui, comme dans Grey’s Anatomy, classe !), on teste tout, on vérifie tout, on te passe au crible. Avec un peu de chance, tu ne cicatrises pas très bien et tes bras ressembleront vite à ceux d’un junkie, avec traces de piqure et marbrures violettes incrustées pendant 4 jours… pas classe du tout !  

 

Tous les mois, tu verras ton ami(e) gynéco/sage-femme pour ton petit examen. « Allez, détendez-vous, c’est rien du tout… Ca va, tout se passe bien, vous préparez l’arrivée du petit, vous êtes plutôt maxi-cosy ou nacelle ? » Les pieds sur les étriers, on est toujours très détendue pour discuter chiffons, c’est bien connu… Et puis tu lui raconteras tous tes petits désagréments très glamours, nez qui saigne, crampes au mollet, problème intestinal… « Haha, faut arrêter les flageolets Madame ! » C’est marrant tu ne te sens toujours pas plus détendue…

 

Et puis il y a une chose qu’il faudrait m’expliquer : dans tous les labos, les murs sont recouverts d’un papier peint jaune fadasse ou blanc déprimant, et sont désespérément vides hormis une pauvre feuille A4 décrivant quel tube à essai doit être utilisé pour tel type de prise de sang… Pourquoi personne ne pense à nous, pourquoi ne pas mettre un poster utile et surtout long à lire ? Je ne sais pas moi, une carte du monde ? Au moins, à la fin de la grossesse, on pourrait faire les malignes et placer Mbabane (capitale du Swaziland, et toc !) sur une carte les yeux fermés, voilà qui serait utile ! Au lieu de ça, on fixe ce mur, on serre les poings et on attend que le temps passe… Quelle tristesse !

 

Bon allez, je vous laisse je dois finir mon test de glycémie, vous savez cet examen extraordinaire où on vous fait avaler 200ml de sucre liquide vaguement parfumé au citron, à jeun bien sûr sinon ça perd de son charme. Et après vous attendez 3h au labo, avec une petite prise de sang toutes les heures et une énorme envie de vomir qui augmente toutes les 20 minutes... A bientôt, si j'en sors vivante!

 

 

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13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 11:11

Un ami, papa depuis plusieurs mois déjà et donc rôdé à tous ces petits désagréments, m’a un jour donné un conseil fort judicieux : « si tu dois écouter les conseils des autres, c’est bien, mais choisis-toi un unique référent sinon tu ne t’en sortiras pas ». C’est un peu comme aux alcooliques anonymes finalement, on doit trouver un référent, comme eux un « parrain ». J’ai trouvé cela très juste, raisonné et raisonnable, j’ai donc décidé de mettre en pratique ce conseil et de me trouver un unique référent.

 

Seulement voilà, mon entourage ne l’entendait pas ainsi : apparemment tout le monde s’était passé le mot et voulait devenir mon référent ! Moins les gens sont proches, plus ils s’immiscent dans votre grossesse et vous abreuvent de conseils non désirés. Cela va de la secrétaire qui demande en plein open space « Alors Primipare, tu vas allaiter combien de temps toi ? » et qui ne part pas tant qu’elle n’a pas eu sa réponse, à la meilleure amie qui refuse de vous servir du vin parce qu’elle a peur pour le petit… Bah oui Primipare, les amis c’est fait pour ça aussi, pour dire les choses, sinon à quoi ça sert… Mais est-ce que moi je te dis dans quelle position tu devrais faire l’amour ce soir ? Non ! Alors prière de laisser ma vie privée là où elle est, à savoir pas chez vous !

 

Relativisons tout de même, ces intrusions intempestives ont surtout lieu au cours des quelques semaines qui suivent l’annonce, après vous noterez que la tempête se calme. Peut-être parce que, pour dire vrai, au début nous sommes en attente d’informations, et aussi parce que nous n’avons pas encore assez de références pour faire le tri entre les commérages, les recettes de grand-mère efficaces ou totalement désuètes, les poncifs et les vérités.

 

Après avoir fait une crise de ras-le-bol général face à cette intrusion permanente dans ma grossesse (pauvre Mari qui a dû affronter désarmé ma crise de nerfs…), je me suis détendue et j’ai décidé de laisser les fâcheux de côté et de ne plus écouter toutes ces remarques plus ou moins désagréables. Je ne m’occupe donc plus des regards courroucés devant mon demi-verre de vin ou ma cigarette (bah oui c'est dur d'arrêter, mais je m'en accorde très peu par jour, oh!), sauf s’ils viennent du futur papa… lui, on lui pardonne, et puis c’est son seul moyen de contrôler un peu cette grossesse…

 

Heureusement, il existe des femmes « normales » et sympathiques, discrètes sur ces sujets de grossesse et bébé, que je remercie ici. Elles ont eu plusieurs enfants mais ne vous abreuvent pas de conseils péremptoires, elles n’ont pas forcément les mêmes principes que vous mais ne vous jugent pas et vous aident. Elles s’effacent et préfèrent attendre que vous veniez à elles, si tant est que vous en ayez envie, pour discuter de points précis (ou pas) et elles ne se moqueront jamais de vos questions naïves de néophytes de la maternité. «Je suis une primipare… qu’entends-tu par là, c’est une insulte, je dois mal le prendre ? » Non, on ne vous a pas traitée de primaire, de primate, ni d’ovipare, on a juste dit que vous alliez avoir votre premier enfant !

 

Laissons les grincheux marmonner et dégoiser, oublions-les, ils se lasseront avant nous ! Il suffit de leur dire ce qu’ils veulent entendre ou alors d’esquiver…

 

LA PAIX !!!

 

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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 12:21

Plus on avance dans la grossesse, plus on a envie de préparer l'arrivée de Haricot (et puis c'est une bonne occupation aussi pendant le congé maternité!!). Les magasins regorgent de micro-tenues divinement craquantes, à des prix diablement prohibitifs. Nous allons enfin avoir le droit de jouer de nouveau à la poupée, et on peut maintenant l'avouer : oui, on adore ça, même si on est trentenaires!

 

Ces tout petits habits, que l'on dirait taillés pour des poupons, on les veut tous!!!!!!!

 

Allez, on respire un grand coup, on se détend, on prend sur soi et on répète son nouveau mantra dès que l'on voit un pyjama ou autre pièce de layette taille 3 mois : "Non, tu ne craqueras pas, tu ne videras pas la boutique, tu n'en as pas besoin et Haricot non plus". A partir de maintenant, dites-vous bien que la vendeuse est votre ennemie. A la vue de votre gros ventre, elle arbore immédiatement un sourire de vainqueur et s'apprête déjà à fondre sur sa proie telle une buse sur une pauvre musaraigne sans défense (oui oui, la musaraigne c'est bien vous!). C'est connu, les femmes enceintes sont des excellentes cibles, elles ont la fièvre acheteuse, alors soyez fortes, résistez, envoyez-la balader!

  buse.jpg

 

Vous serez récompensées de vos efforts, d'abord par votre mari et votre banquier qui vous seront reconnaissants de ne pas avoir vidé votre compte en banque (quoique, le banquier vous sera aussi reconnaissant de bien vouloir payer des agios...).

 

Ensuite par vous-mêmes : vous pourrez être fières de vous quand vous entendrez vos amies dépensières (pauvres petites cigales imprudentes...) pleurnicher devant tous les cartons de vêtements et accessoires qu'elles entassent maintenant dans leur cave et que leur progéniture n'a finalement jamais utilisés. Fière comme Artaban, vous pourrez gaiement les narguer : "Oh, c'est malheureux ma petite musaraigne, tous ces beaux habits tout neufs qui n'ont servi à rien... Et ça t'avait coûté combien? Ah quand même..." Et oui, nous aussi, primipares (maintenant) averties, sommes parfois très mesquines!

  musaraigne

A la prochaine attaque ou tentative d'approche de vendeuse, choisissez votre camp : la musaraigne ou la buse!

 

Promis, je vous ferai très bientôt un petit briefing sur l'armoire idéale de Haricot, pour que vous ne vous fassiez plus jamais bouffer par une buse!

 

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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 00:14

Depuis le début de ma grossesse, j’ai constaté que tout le monde se sent très concerné par MA grossesse, comme si tous les gens autour de moi, proches ou non, étaient eux aussi impliqués, comme si je leur avais donné un rôle (de censeur bien évidemment) à jouer dans cette aventure… Mais non, détendez-vous, vous n’avez absolument aucun lien avec cette grossesse, donc je ne devrais entendre autour de moi que des félicitations et des compliments (il est toujours agréable d’entendre que c’est beau une femme enceinte donc allez-y gaiement), ce à quoi je m’étais attendue.

 

Quelle ne fut pas ma déception lorsque je me suis (très vite) aperçue qu’il n’en était rien et que les gens s’intéressaient finalement plus à tout ce que je pouvais (ou étais potentiellement capable de) mal faire qu’à s’extasier sur la rondeur de mon ventre. Enfin, j’exagère, rendons à César… dans l’ordre, on me félicite pour cet heureux évènement puis on me complimente sur ma bonne mine, et ensuite seulement, la complicité étant établie (???), commencent les perfides insinuations. Il faut dire aussi à leur décharge que je n’y mettais pas du mien : une grossesse désirée, un mari comblé, aimant et attentif (qui va lire tous mes messages!), une famille soudée sans être envahissante,  pas de nausée, pas de déprime, pas de marâtre ni de belle-mère acariâtre essayant de gâcher mon bonheur, bref, une histoire plate, banale et d’une extrême fadeur. Finalement, tous ces gens n’ont peut-être cherché que mon bonheur en essayant de mettre un peu de piment dans une vie aussi insipide ?

 

« Ha bon, tu continues à fumer ? parce que moi ma femme elle avait trop peur que le bébé ait des séquelles donc elle a arrêté dès qu’elle a su qu’elle était enceinte, mais bon, c’est chacun qui gère » : comme quoi finalement on est d’accord, chacun doit s’occuper de ses affaires !

 

« Allez on trinque à l’arrivée de l’été (la première pluie/les vacances de Machin/le brushing de Truc, au choix), enfin sauf La Femme Enceinte bien sûr » ou dans le même genre : « Patrice, donne moi ton verre de vin que je te serve, La Femme Enceinte bien sûr je ne t’en propose pas ». Ha bon et pourquoi? Le haricot qui est en train de pousser dans mon ventre aurait « aspiré » mon seul et unique neurone, me privant ainsi de toute capacité de réflexion et de bon sens?

 

« Et t’as pas de nausée, pas d’écœurement, pas de faiblesse le matin, rien ? Ha ouais t’as vraiment de la chance… » A priori, la femme face à vous qui vient de prononcer ses paroles vous hait, j’ai le regret de vous annoncer que vous venez de perdre une amie ou du moins un soutien… Vous n’avez pas vu que son sourire devenait de plus en plus forcé jusqu’à devenir un petit pincement de lèvres irrité, accompagné d’un mouvement de tête sur le côté et d’un haussement de sourcils dubitatif ? Oui la vie est injuste, mais comprenez-la, elle a surement eu des grossesses difficiles et donc pourquoi la vôtre se passerait mieux, non mais ho, vous vous prenez pour qui ??? Un peu de compassion bordel, et arrêtez d’étaler votre bonheur sous le nez des gens !

 

« Et toi qui est bonne vivante (sous entendu semi-alcoolique, fumeuse, avec un bon coup de fourchette et donc future mère indigne), ça doit pas être facile de te priver… Ha bon, t’as pas de régime particulier ? Ah oui t’as déjà eu la toxo (NB pour les néophytes : diminutif de toxoplasmose, phobie des médecins, entraînant un régime très strict et contraignant pour la mère), mais quand même t’as des restrictions ? » Et là, le visage de votre interlocuteur s’illumine, il reprend espoir : « Ha ouais, pas de foie gras, ni d’huître, ni de saumon fumé… ha ma pauvre tu vas en chier à Noël… (accompagné d’un clin d’œil malicieux duquel est étrangement absent toute trace de compassion) ». Contrairement au cas précédent, là votre interlocuteur vous aime, vous êtes brusquement remontée dans son estime : vous aussi vous allez souffrir (même un tout petit peu, c’est déjà beaucoup !), vous priver, supplier votre mari pour un petit morceau de foie gras…. Bref, vous allez enfin être une femme enceinte responsable !

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